Le trauma psychologique peut être défini comme une réaction de l’homme à un événement extrême, porteur de stress, qui dépasse le cadre d’une expérience de vie positives, bienveillantes, constructives normales de tous les jours. Le trauma nuit à la santé physique et psychique, blesse la personne, perturbe le contact de l’homme avec son monde environnant et peut avoir un impact négatif sur la vie de l’homme. Le trauma détruit l’intégrité de l’homme et conduit à sa dissociation. On parle de différents types de traumas : trauma de choc, trauma émotionnel et trauma de développement.

  • Les traumas de choc
  • Ils sont provoqués par des événements contenant un danger de mort.
  • Les traumas émotionnels
  • Ils sont produits suite à la perte d’une relation personnelle importante, suite à une violence émotionnelle conduisant à une humiliation, nuisant au moi, à l’estime de soi et au respect de soi.
  • Les traumas de développement viennent des traumatismes de l’enfance influençant le cours du développement personnel de l’enfant et conduisant à la formation de troubles spécifiques dans la structure du caractère de l’adulte.

Tous ces traumatismes se vivent comme un ébranlement à des niveaux différents de l’activité psychique : au niveau physique (corporel), émotionnel, comportemental, cognitif, au niveau des motivations et des besoins et au niveau des sens. Il faut mentionner également le niveau du contact et de l’interaction entre les personnes.

Dans la pratique thérapeutique, le trauma se révèle dans l’expérience émotionnelle du client liée à des situations qu’il se représente périlleuses parce qu’elles vont le mettre dans des situations qui ont une dimension semblable à celles de l’origine traumatique : le sujet ressent des émotions envahissantes identifiées ou en chaos émotionnel : du chagrin, de la peur, de la rage, de la colère, de l’impuissance. Le trauma se manifeste aussi à travers les symptômes traumatiques, comme par exemple les flashbacks, l’insomnie, le comportement d’évitement, les situations récurrentes, la stupeur, les douleurs somatiques, etc.

Qu’est ce qu’un trauma caché ?

As-tu des réactions émotionnelles intenses qui semblent extrêmes et disproportionnées par rapport à l’événement qui les a déclenchées ?

Si toi ou un proche aimé a eu une quelconque expérience traumatique , violente et unique, ou par accumulations d’excitations inquiétantes qui ne trouvent pas à s’apaiser.

Et je veux que tu imagines un instant que tu as cette blessure et que la douleur est insupportable. Alors la réaction la plus naturelle est de se couvrir, de se protéger et de la cacher.

Mais inévitablement les gens frôlent cette blessure sans avoir aucune idée de souffrance que cela produit. Tout ce qu’ils voient est cette intense réponse émotionnelle, et pour eux c’est seulement une « over réaction», une incohérence, un trouble de la personnalité, un caprice, de la connerie.

Je mesure pleinement à quel point c’est compliqué pour vous maintenant. Et c’est souvent ce qui arrive avec le stress post traumatique, les émotions sont toujours aussi présentes , aussi vivace qu’au premier jour, personne ne peut comprendre pourquoi ça dure et on se sent impuissant.

Il est important que vous compreniez que c’est normal qu’on se sente impuissant et que personne ne comprenne, car ce n’est pas ce que fait habituellement un cerveau. D’habitude quand nous vivons un évènement difficile au fil du temps, les émotions s’estompent. Un peu comme dans le cas du deuil. Au début c’est très dur et au fur et à mesure, c’est de moins en moins douloureux.

Mais si tu as souffert d’un trauma et que tu n’as aucune idée de la façon de guérir ces vieilles blessures, il est compréhensible que tu vas t’employer à les cacher autant que possible

Et après avoir mis en œuvre ce réflexe de survie de s’adapter et de cacher, pour essayer de s’intégrer et de se sentir normal, tu as essayé d’engourdir la douleur qu’ils peuvent déclencher peut-être avec de la drogue ou de l’alcool ou en restant occupé ou en te surmenant au travail ou avec un trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité : L’homme est plein de ressources et il est capable de s’adapter de mille manières pour masquer les traumatismes mais aucune d’entre elles n’est sans conséquences : ça marche un temps, mais ça ne laisse pas la plaie cicatriser. Et la douleur persiste . Et c’est injuste. Et le prix que tu payes n’est pas qu’une douleur psychique intime et discrète, elle est souvent dans tes relations, ta santé mentale et physique et ta capacité à être en paix quand tout est calme et silencieux.

La guérison commence dès le moment où tu reconnais que cette sensibilité et les émotions intenses qui l’accompagnent ne sont pas un défaut de ta personnalité mais une réaction à ce traumatisme passé.

Et la guérison se produit mieux lorsque nous sommes en sécurité pour ouvrir les choses et jeter un œil à ce à quoi nous avons affaire.

portrait 254x300Un traumatisme passé peut augmenter la sensibilité des années plus tard. Lorsqu’une blessure est psychologique, les gens autour de nous n’ont souvent aucune idée qu’ils ont touché à d’anciennes blessures. Ainsi, ils peuvent se sentir confus, craintifs ou en colère lorsqu’ils sont témoins de la réaction émotionnelle intense qui semble sortir de nulle part. Si nous n’avons aucune idée de la façon de guérir ces vieilles blessures, il est compréhensible que nous nous mettions au travail en les cachant ou essayer d’engourdir la douleur qu’ils peuvent déclencher. Et il y a beaucoup de choses qui font exactement cela. Mais aucun d’entre eux ne vient sans coût. Le prix que nous payons est souvent dans nos relations, notre santé mentale et physique et notre capacité à être en paix quand tout est calme et silencieux.