cri de la naissanceTous dépendants

Nous sommes tous dépendants.
Le manque est constitutif de l’homme. Ce qui manque au commencement c’est la plénitude et le gout d’éternité auquel le bébé in utero a gouté pendant 9 mois sans rien faire, sans faim, sans soif, sans solitude, sans avoir ni froid ni chaud, et sans peur. Dès la naissance, faim froid soif froid solitude surgissent dans un chaos émotionnel inédit, inoui. … C’est une immense douleur impensable, il n’a aucun mot pour la penser. Le petit pleure ….

et il est accueillit, séché, réchauffé serré, réconforté et nourrit:

L’addiction remède du manque constitutif de l’homme

La naissance est en quelques secondes le moment des expériences du manque et de la résolution du manque par la relation humaine.

sucer le pouce

Nous sommes dépendants des relations humaines qui apaisent nos manques.

Quand dans notre enfance, les relations avec des personnes inquiètes, affectivement absentes ou malveillantes nous ont mis en situation d’etre inquiété plutot que rassuré par la relation humaine, alors nous avons du employer des dérivatifs pour apaiser le manque.

Le doudou, la tétée, le pouce ,le sucre, les boissons fortes, les cris, l’hyperactivité, le mensonge, la sexualité, le travail, la drogue, le sport, la fête, le bruit, la lecture, les achats compulsifs, sont des dérivatifs qui apaisent et qui sont de plus en plus étourdissantes pour masquer des manques de plus en plus douloureux….

Vous l’avez compris, il n’ y a pas d’addiction qui n’ait pas une raison d’être : l’apaisement.

plein

On parle de dépendance quand on ne peut pas se passer d’un comportement et qu’il prend dans la vie une place qui empêche un équilibre de vie, altère les liens sociaux, contribue à une perte de chance. On parle d’addiction quand en plus le comportement est nuisible à la santé.

On dit qu’il est impossible de vivre sans se distraire des douleurs ordinaires d’une vie qui nous confronte sans cesse à notre finitude… Et que les habitudes facilitent la distraction de la douleur.

La prévention naturelle de la dépendance

Pour éviter le phénomène de dépendance, il suffit de changer d’habitude tous les ans: une année vous buvez du lait, puis vous allez à l’école, puis vous faites du basket, puis vous dansez, puis vous fumez,  l’année suivante vous faites du running,  etc.

Pour ma part, j’en change deux fois par an : l’été je nage, l’hiver je travaille… et chaque année j’essaye de changer de fil rouge dans mes projets … et toute l’année, j’essaye d’avoir de l’humour pour me moquer de mes faiblesses (pour la bonne cuisine … ) et ne pas les prendre au sérieux.

Evitez les habitudes de produits qui créent des dépendances physicochimiques (le sucre, l’alcool, les drogues à car ils produisent des désordres cénestopathiques plus complexes à réguler.

La thérapie MOSAIC de la dépendance

En thérapie MOSAIC, l’addiction fait l’objet d’un regard bienveillant pendant tout le temps de la thérapie du stress post traumatique qui génère la tension qui a besoin d’etre apaisée.  Le sujet apprend dans un second temps à réguler ses besoins de compensation :
Il n’est pas sain de se soumettre volontairement à une abstinence douloureuse. la thérapie de l’addiction se fera en douceur. J’ai même travaillé avec des patients dont l’addiction ou les addictions disparaissent pendant la thérapie du stress post traumatique.
Dans un premier temps ce qui compte c’est de savoir détecté si on est addict et à quel point : C’est une lucidité qui peut etre décisive pour s’engager en thérapie.

Alors on y va?

Prêt? testez vous  et recommencez plusieurs fois en pensant bien à tous vos vices… sans les minorer

Rappelez vous , au delà de 2 verres par jour, et maximum 5 jours par semaine, c’est déjà une consommation abusive qui participe à vous détruire : c’est donc une addiction.